Résumé de l’article
WordPress 7.1 « Mary Lou » est sortie le 19 août 2026, trois mois après la 7.0. Au programme : des notes collaboratives enrichies avec mentions, un vrai éditeur d’images, une compression des images directement dans le navigateur, la prise en charge des formats AVIF et HEIC, et deux nouveaux blocs, Playlist et Onglets. L’éditeur d’articles passe aussi entièrement en iframe, ce qui peut gêner certaines extensions anciennes. Une version utile, à installer avec méthode.
L’été de WordPress n’a pas été de tout repos. Après la faille wp2shell corrigée en juillet par la version 7.0.2, deux autres versions de sécurité, la 7.0.3 le 6 août puis la 7.0.4 le 12 août, ont été publiées en quelques semaines. C’est dans ce contexte qu’arrive WordPress 7.1, baptisée « Mary Lou » en hommage à la pianiste de jazz Mary Lou Williams. Selon l’annonce, plus de 800 contributeurs, dont plus de 170 nouveaux, ont participé à plus de 1 500 améliorations et corrections. Moins spectaculaire que la 7.0 sur le papier, elle touche pourtant à des choses que vous utilisez tous les jours : les images, l’éditeur et le travail à plusieurs.
WordPress 7.1 : les nouveautés qui comptent
Des notes enfin pensées pour le travail d’équipe
Les notes, ces commentaires internes que l’on peut laisser dans l’éditeur, progressent nettement. Elles acceptent désormais la mise en forme et les mentions avec @, qui envoient une notification par e-mail à la personne citée. Elles peuvent aussi être accrochées à un passage précis du texte et plus seulement à un bloc entier, et un même bloc peut accueillir plusieurs conversations. Pour une entreprise qui fait relire ses pages par plusieurs personnes, c’est un vrai confort, et cela évite les allers-retours par e-mail avec des captures d’écran annotées.
Les images : la grosse avancée de cette version
- Un éditeur d’images dédié, dans une fenêtre à part, permet de recadrer librement ou selon un format, de retourner, de faire pivoter et de modifier les métadonnées.
- La compression, le redimensionnement et la création des miniatures peuvent se faire directement dans le navigateur, grâce à WebAssembly, ce qui allège le travail du serveur.
- Les formats AVIF et HEIC (celui des photos d’iPhone) ainsi que les images HDR sont pris en charge.
- Les GIF animés peuvent, en option, être convertis en vidéo, bien plus légère.
- La médiathèque se charge en défilement continu.
Nous suivons de près ce point, car les images trop lourdes restent l’une des premières causes de lenteur que nous constatons sur les sites de nos clients. Déplacer une partie du traitement vers le navigateur est une bonne nouvelle pour les hébergements mutualisés, souvent limités en ressources.
Blocs et mise en page
Deux nouveaux blocs font leur apparition : Playlist, pour proposer une liste de pistes audio avec forme d’onde en option, et Onglets, pour organiser un contenu en panneaux. Les styles peuvent désormais être adaptés à la taille d’écran directement dans l’éditeur, sans écrire de CSS. Enfin, la barre d’administration reste visible dans tous les éditeurs, ce qui rend la navigation plus cohérente.
Côté développeurs
L’API d’icônes SVG devient publique, l’Abilities API introduite avec la 7.0 gagne en souplesse, et l’accessibilité progresse avec de nouvelles fonctions d’infobulles et un meilleur support des lecteurs d’écran dans l’administration.
Les points de vigilance avant de mettre à jour
Le guide technique de la version 7.1 signale plusieurs changements qui peuvent avoir des effets sur des sites existants :
- L’éditeur d’articles passe entièrement en iframe, y compris lorsque des extensions ajoutent d’anciennes boîtes de réglages (metaboxes). Les extensions qui manipulent l’éditeur avec leurs propres scripts ou styles peuvent mal se comporter.
- jQuery UI passe en version 1.14.2, ce qui peut modifier l’apparence ou le comportement d’extensions qui en dépendent.
- Le CSS d’un bloc n’est plus chargé que si la page contient ce bloc, ce qui peut surprendre les sites qui affichent du contenu récupéré ailleurs.
Rien d’alarmant pour un site récent et bien entretenu, mais ce sont précisément les sites anciens, avec des extensions peu maintenues ou des développements sur mesure, qui risquent d’être touchés.
Notre méthode pour passer en 7.1
- Commencez par vérifier que votre site est bien en 7.0.4, la dernière version de sécurité de la branche 7.0.
- Faites une sauvegarde complète et assurez-vous de pouvoir la restaurer.
- Mettez à jour vos extensions et votre thème, et vérifiez dans leurs notes de version la compatibilité avec la 7.1.
- Testez sur une copie du site si vous utilisez un constructeur de pages, WooCommerce ou des extensions anciennes.
- Après la mise à jour, ouvrez l’éditeur sur quelques contenus et vérifiez vos pages principales.
Notre avis sur WordPress 7.1
Nous aimons
Le travail sur les images. Un éditeur digne de ce nom, des formats modernes pris en charge nativement et une compression qui ne repose plus uniquement sur le serveur, c’est du concret pour la vitesse des sites et pour le quotidien de ceux qui publient.
Nous aimons moins
Le passage forcé de l’éditeur en iframe pour tous les thèmes. Il est techniquement justifié, mais il risque de laisser sur le côté des extensions anciennes encore très utilisées, et ce sont souvent les propriétaires de sites qui découvriront le problème au moment d’écrire un article.
En conclusion :
WordPress 7.1 « Mary Lou » est une version de confort, centrée sur les images, la collaboration et la mise en page. Elle mérite d’être installée, mais avec méthode : sauvegarde, extensions à jour et test préalable pour les sites complexes. Si vous ne voulez pas prendre de risque, si l’éditeur ne fonctionne plus correctement après la mise à jour ou si vous avez plusieurs sites à faire évoluer, l’équipe DépannageWP peut se charger de la mise à jour et corriger les éventuelles incompatibilités.