En bref
Le grand écran rouge « Site dangereux » vient de la navigation sécurisée de Google : elle a détecté sur votre site un logiciel malveillant, une page d’hameçonnage ou du contenu piraté. Premier geste : ouvrir le rapport « Problèmes de sécurité » de la Search Console pour savoir précisément ce qui est reproché, avant de nettoyer tout le site puis de demander un réexamen.
Le nettoyage complet d’un site piraté, faille refermée, prend en général 3 à 6 heures (210 à 420 € TTC au tarif normal).
Un client vous appelle, inquiet. En voulant ouvrir votre site, il est tombé sur une page rouge qui lui déconseille d’aller plus loin. Chrome affiche aujourd’hui « Site dangereux », et selon sa version, la page annonce aussi « Le site que vous allez ouvrir contient des logiciels malveillants » ou « Le site Web que vous allez ouvrir est trompeur ». Firefox, lui, parle par exemple de « Site trompeur ! ». Dans les résultats de recherche, Google peut même ajouter sous votre lien « Il est possible que ce site ait été piraté » ou « Ce site risque d’endommager votre ordinateur ». Le choc est rude, mais l’alerte n’est pas définitive.
Pourquoi Google affiche « Site dangereux » sur votre site
L’avertissement vient de la navigation sécurisée de Google (Safe Browsing en anglais), un service qui compare les adresses visitées à des listes de pages jugées dangereuses. Le plus souvent, votre site n’a rien fait de mal en soi : il a été piraté, et quelqu’un s’en sert à votre insu. Voici ce que Google peut lui reprocher, des cas que nous rencontrons le plus aux plus rares :
- du contenu piraté : code ajouté dans vos pages, pages de spam créées en masse, liens cachés ;
- des logiciels malveillants ou indésirables : un script qui redirige les visiteurs ou tente de leur faire télécharger un programme ;
- de l’ingénierie sociale, c’est-à-dire des pages trompeuses, comme une fausse page de connexion bancaire déposée dans un dossier de votre site pour voler des identifiants (on parle d’hameçonnage) ;
- une ressource externe chargée par votre site, par exemple un script venant d’un autre domaine lui-même signalé.
Le principe à retenir est simple : Google ne lève l’alerte que lorsque tout le site est propre. Si vous préférez déléguer, notre équipe prend en charge le nettoyage des sites WordPress piratés signalés par Google, jusqu’à la demande de réexamen.
Comment faire retirer l’avertissement étape par étape
1. Ouvrez le rapport « Problèmes de sécurité »
La Search Console est l’outil gratuit de Google pour suivre la présence de votre site dans ses résultats. Si votre site n’y est pas encore inscrit, ajoutez-le et faites valider votre propriété : c’est indispensable pour demander un réexamen. Dans le menu, ouvrez Sécurité et actions manuelles > Problèmes de sécurité. Le rapport sur les problèmes de sécurité indique le type de problème, avec une description et quelques exemples d’adresses touchées.
Ces exemples ne sont qu’un échantillon. Google demande de corriger le problème sur l’ensemble du site, pas seulement sur les pages citées.
2. Faites une copie du site
Avant de supprimer quoi que ce soit, sauvegardez les fichiers et la base de données (l’endroit où WordPress range vos contenus et vos réglages), même infectés. Cette copie vous protège d’une fausse manœuvre. Notre guide pour sauvegarder votre site WordPress explique comment faire.
3. Regardez ce que voient Google et vos visiteurs
Ouvrez les adresses citées dans une fenêtre de navigation privée, sans être connecté à votre administration, puis passez-les dans l’outil « Inspection de l’URL » de la Search Console pour voir la page telle que Google la reçoit. Un contenu piraté est parfois masqué aux visiteurs et montré uniquement aux robots de Google. Notez tout ce qui ne vient pas de vous : pages inconnues, liens douteux, redirections, dossiers aux noms étranges.
4. Nettoyez tout le site, pas seulement les exemples
Le contenu malveillant peut se cacher dans les fichiers (thème, extensions, fichiers ajoutés à la racine, fichier .htaccess qui règle les redirections du serveur), dans la base de données ou dans une extension inconnue. Passez en revue Extensions > Extensions installées et parcourez les dossiers du site par FTP (l’accès aux fichiers du site, comme un explorateur de fichiers à distance). Notre article pour savoir si votre site a été piraté détaille les signes à rechercher.
Si vous trouvez du code illisible, des centaines de pages inconnues ou des fichiers qui reviennent après suppression, arrêtez-vous : un nettoyage partiel ferait échouer la demande de réexamen.
5. Fermez la faille
Un site nettoyé mais toujours vulnérable risque d’être piraté de nouveau, parfois avant même la réponse de Google. Mettez à jour WordPress, le thème et toutes les extensions, supprimez celles qui ne servent plus, puis changez les mots de passe de l’administration, de l’hébergement, du FTP et de la base de données. Vérifiez au passage qu’aucune de vos extensions ne figure parmi les failles WordPress les plus exploitées.
6. Demandez un réexamen
Quand tous les problèmes du rapport sont corrigés sur toutes les pages, revenez dans le rapport et cliquez sur « Demander un examen ». Google attend trois choses dans votre message : une explication précise du problème, les mesures prises pour le résoudre et les résultats obtenus. Soyez concret : quelle extension était en cause, quels fichiers ont été supprimés, quelles protections ont été ajoutées.
7. Patientez, puis vérifiez
Dans sa page d’aide « Pourquoi mon site apparaît-il comme dangereux ? », Google annonce quelques jours pour un site infecté par des logiciels malveillants, et jusqu’à plusieurs semaines pour un piratage de type spam. Il faut aussi parfois quelques jours pour que la levée de l’alerte se propage entre la base de navigation sécurisée, Chrome et la Search Console. Une fois la demande acceptée, attendez donc un jour avant de rouvrir votre site dans Chrome. En cas de refus, il reste du contenu malveillant quelque part : reprenez le nettoyage avant de renvoyer une demande.
À éviter
- Demander un réexamen trop tôt, avant d’avoir tout nettoyé : un refus vous fait perdre du temps.
- Supprimer uniquement les pages citées en exemple par Google.
- Changer de nom de domaine ou d’hébergeur pour échapper à l’alerte : le code malveillant voyage avec le site.
- Conseiller à vos clients d’ignorer l’avertissement et de continuer quand même.
Ce que nous voyons le plus souvent
Très souvent, l’avertissement est la conséquence d’un piratage passé inaperçu pendant des jours ou des semaines. Le propriétaire le découvre par un client, ou par un message de la Search Console qu’il n’avait pas vu. Les pages en cause sont généralement des pages qu’il n’a jamais créées : un dossier caché, des pages de spam par centaines ou une redirection active seulement sur mobile.
Quand une première demande de réexamen est refusée, c’est le plus souvent parce qu’un morceau de l’infection est resté en place, par exemple une porte dérobée (un accès caché qui permet au pirate de revenir).
Quand faire appel à un professionnel ?
Faites-vous aider si :
- vous n’avez pas accès à la Search Console, ou vous ne savez pas valider votre site ;
- vous ne trouvez pas le contenu signalé, ou il revient après suppression ;
- une première demande de réexamen a été refusée ;
- votre site est une boutique et vos ventes sont à l’arrêt ;
- plusieurs sites partagent le même hébergement, car ils peuvent être touchés eux aussi.
Chaque jour d’alerte coûte des visites et de la confiance. Mieux vaut un nettoyage complet du premier coup qu’une série de demandes refusées.
En conclusion :
L’avertissement « Site dangereux » se lève toujours par le même chemin : comprendre le problème dans la Search Console, nettoyer tout le site, fermer la faille, puis demander un réexamen. Pour mettre toutes les chances de votre côté, confiez à notre équipe le nettoyage de votre site WordPress piraté et la demande de réexamen. Et quand le site est bloqué et que les clients appellent, notre dépannage WordPress urgent intervient rapidement.